Grèce : 7 Égyptiens détenus, soupçonnés d’être à bord d’un bateau de migrants

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ATHÈNES, Grèce – Les autorités grecques ont annoncé avoir arrêté sept Égyptiens soupçonnés d’avoir fait partie de l’équipage d’un bateau de pêche bourré de près de 500 migrants qui a perdu la direction dans des vents violents au large de la Crète et a déclenché un important effort de sauvetage plus tôt cette semaine.

Les sept hommes ont été arrêtés parce qu’ils étaient soupçonnés d’être impliqués dans le trafic de migrants, après qu’une enquête préliminaire les ait identifiés comme faisant partie de l’équipage du navire, ont annoncé vendredi les garde-côtes.

Le navire rouillé de 25 mètres (82 pieds) se dirigeait de la Libye vers l’Italie avec 483 personnes à bord lorsqu’il a perdu la direction au sud de la Crète tôt mardi. Les personnes à bord ont lancé un appel d’urgence aux autorités, qui ont lancé une opération de sauvetage. Le bateau de pêche a finalement été remorqué jusqu’en Crète.

Il s’agit de l’un des plus grands nombres de migrants arrivés ensemble dans le pays ces dernières années.

Selon l’enquête préliminaire, dans laquelle l’agence de police européenne Europol était également impliquée, les passagers avaient payé chacun entre 3 000 et 4 000 dollars à un réseau de passeurs pour être transportés en Italie, ont indiqué les garde-côtes. À bord se trouvaient 336 hommes, 10 femmes, 128 garçons et neuf filles de Syrie, d’Égypte, du Pakistan, du Soudan et des territoires palestiniens.

Des dizaines de milliers de personnes fuyant les conflits et la pauvreté au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique tentent chaque année de pénétrer dans l’Union européenne par de périlleux voyages en mer. La grande majorité se dirige vers les îles grecques orientales depuis la côte turque voisine dans de petits canots pneumatiques, ou tente de traverser directement vers l’Italie depuis l’Afrique du Nord et la Turquie dans de plus gros navires.

Le ministre grec des Migrations, Notis Mitarachi, a envoyé mardi une lettre à la Commission européenne demandant que les passagers soient transférés vers d’autres pays de l’UE. Il a fait valoir que la Grèce et d’autres des pays frontaliers du bloc des 27 membres où de nombreux migrants arrivent pour la première fois dans leur effort pour atteindre les pays européens les plus riches “ne peuvent pas s’attendre à assumer un fardeau sans cesse croissant hors de proportion avec leurs capacités respectives”.

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