Facebook signe un accord sur le droit d’auteur avec les médias français après des discussions prolongées, ouvrant la voie au géant de la technologie pour payer le contenu de l’actualité

Dans une déclaration commune jeudi, Facebook et l’Alliance de la presse d’information générale (APIG), un lobby représentant les principaux groupes de presse français tels que Le Monde, Le Figaro et Les Echos, ont annoncé qu’un accord sur les soi-disant « droits voisins » – une forme de droit d’auteur – avait été atteint.

Bien que Facebook n’ait fourni aucun détail concernant le contenu de l’accord, il est entendu que l’accord ouvrira la voie au géant de la technologie pour commencer à payer pour du contenu d’information en France.

Facebook a déclaré l’accord « signifie que les utilisateurs de Facebook pourront continuer à télécharger et à partager des actualités librement au sein de leurs communautés, tout en garantissant également la protection des droits d’auteur de nos partenaires éditeurs. »

En janvier, Google a annoncé avoir conclu un projet d’accord avec l’APIG et ses 121 membres pour payer le contenu d’actualités. Google a déclaré qu’il négocierait des licences individuelles avec les membres du groupe. L’organisation a déclaré que Google paierait en fonction du volume quotidien de publications et de l’audience Internet mensuelle.

L’Agence France-Presse (AFP) et d’autres fournisseurs d’information français ne font pas partie du groupe APIG, et l’accord Google ne s’applique pas à eux. Selon des documents consultés par Reuters, l’accord Google-APIG valait 76 millions de dollars sur trois ans.

En 2019, la France est devenue le premier pays européen à adopter la directive européenne sur les droits voisins. Google et Facebook avaient refusé de se conformer à la mesure, qui les verrait payer pour du contenu d’actualité. Les entreprises technologiques ont affirmé que les groupes de médias en profitaient déjà en recevant des millions de visites sur leurs sites Web à partir de clics sur les réseaux sociaux et les moteurs de recherche.

Au milieu de la diminution des abonnements imprimés, les médias ont exigé que les géants de la technologie comme Facebook et Google les rémunèrent pour des millions de publicités qui apparaissent à côté des actualités sur leurs plateformes.

La société de Mark Zuckerberg a également annoncé qu’elle lancerait un service de médias français, Facebook News, en janvier, offrant aux consommateurs un « un espace dédié pour accéder au contenu de sources d’information fiables et réputées ».

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