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Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré vendredi que son pays n’avait “pas d’avis favorable” sur l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN, arguant que les pays scandinaves sont des “maisons d’hôtes” pour les “organisations terroristes” anti-Turquie.

Le dirigeant turc a expliqué son opposition en citant le soutien présumé de la Suède et d’autres pays scandinaves aux militants kurdes et à d’autres que la Turquie considère comme des terroristes, rapporte l’Associated Press.

“Nous suivons les développements concernant la Suède et la Finlande, mais nous ne sommes pas d’un avis favorable”, a déclaré Erdogan à Istanbul.

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet de l’OTAN au siège de l’Alliance à Bruxelles, en Belgique, le 14 juin 2021.
(Reuters/Yves Herman/Pool/Photo d’archive)

LES RESPONSABLES DE LA SUÈDE APPUIENT L’ADHÉSION À L’OTAN ALORS QUE LE RAPPORT PRÉVOIT UNE CRISE EN RUSSIE EN COURS

“De plus, les pays scandinaves sont des maisons d’hôtes pour les organisations terroristes”, a ajouté Erdogan, selon Reuter.

Erdogan a déclaré qu’il ne voulait pas non plus répéter “l’erreur” passée de la Turquie lorsqu’elle a accepté de réadmettre la Grèce dans l’aile militaire de l’OTAN en 1980. Il a affirmé que cette action avait permis à la Grèce “d’adopter une attitude contre la Turquie en prenant l’OTAN derrière elle”.

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré que la Finlande et la Suède, si elles postulaient officiellement pour rejoindre la plus grande organisation de sécurité au monde, seraient accueillies à bras ouverts.

Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, au centre, participe à une conférence de presse avec le ministre finlandais des Affaires étrangères Pekka Haavisto, à gauche, et la ministre suédoise des Affaires étrangères Ann Linde, à droite, au siège de l'OTAN à Bruxelles le 24 janvier.

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, au centre, participe à une conférence de presse avec le ministre finlandais des Affaires étrangères Pekka Haavisto, à gauche, et la ministre suédoise des Affaires étrangères Ann Linde, à droite, au siège de l’OTAN à Bruxelles le 24 janvier.
(AP/Olivier Matthys)

La procédure d’adhésion pourrait se dérouler en “quelques semaines”, ont déclaré plusieurs responsables de l’OTAN, même si cela pourrait prendre environ 6 mois aux pays membres pour ratifier le protocole d’adhésion.

Erdogan n’a pas dit catégoriquement qu’il bloquerait toute tentative d’adhésion des deux nations nordiques, mais l’OTAN prend toutes ses décisions par consensus, ce qui signifie que chacun des 30 pays membres a un droit de veto potentiel sur qui peut adhérer.

Pendant ce temps, un rapport du gouvernement suédois sur l’environnement de sécurité modifié auquel le pays nordique est confronté après l’invasion de l’Ukraine par la Russie indique que Moscou réagirait négativement à l’adhésion de la Suède à l’OTAN et lancerait plusieurs contre-mesures.

Le président russe Vladimir Poutine assiste au défilé militaire du jour de la Victoire marquant le 77e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale à Moscou, en Russie, le lundi 9 mai.

Le président russe Vladimir Poutine assiste au défilé militaire du jour de la Victoire marquant le 77e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale à Moscou, en Russie, le lundi 9 mai.
(Mikhail Metzel, Spoutnik, photo de la piscine du Kremlin via AP)

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L’analyse de la politique de sécurité du gouvernement suédois, qui servira de base au cabinet du Premier ministre Magdalena Andersson pour décider de demander ou non l’adhésion à l’alliance militaire occidentale, a été présentée vendredi aux législateurs suédois.

Le Parti social-démocrate au pouvoir en Suède, dirigé par Andersson, devrait révéler sa décision dimanche.

L’Associated Press a contribué à ce rapport.