Deux citoyens américains arrêtés après le meurtre du président haïtien (département d’État)

Des militaires gardent le poste frontière de Dajabon entre la République dominicaine et Haïti après la fermeture des frontières en raison de l’assassinat perpétré par un groupe armé contre le président d’Haïti, Jovenel Moise, aux premières heures du mercredi 7 juillet 2021.

Erika Santelices | AFP | Getty Images

Le département d’État américain a confirmé vendredi que deux Américains ont été arrêtés à la suite de l’assassinat brutal du président haïtien Jovenel Moise, s’engageant à coopérer avec les autorités de la nation caribéenne.

« Nous sommes au courant de l’arrestation de deux citoyens américains en Haïti et suivons la situation de près », a déclaré à CNBC un porte-parole du département d’État. « Nous restons déterminés à coopérer avec les autorités haïtiennes sur l’enquête.

Le Département d’État a refusé de commenter davantage, invoquant des considérations de confidentialité, et a demandé aux autorités haïtiennes de plus amples informations.

Mathias Pierre, le ministre haïtien des élections, a identifié jeudi les suspects américains, qui sont d’origine haïtienne, à plusieurs organes de presse comme James Solages, 35 ans, et Joseph Vincent, 55 ans. Ils font partie des 15 suspects qui police haïtienne ont détenu jusqu’à présent dans l’assassinat choquant, aux côtés de 13 Colombiens.

La recherche se poursuit pour au moins neuf personnes, et quatre autres ont été tuées par la police dans un échange de coups de feu, selon la police haïtienne. Le chef de la police d’Haïti, Léon Charles, a exhorté jeudi le public haïtien à aider les autorités à localiser les autres suspects, mais à ne pas « se faire justice elles-mêmes ».

Le porte-parole du département d’État, Ned Price, a confirmé jeudi que les États-Unis répondaient à une demande d’assistance de la Police nationale haïtienne dans leur enquête.

Un groupe d’hommes armés a assassiné Moise et blessé sa femme dans leur résidence privée mercredi, plongeant la nation des Caraïbes dans une crise politique encore plus profonde qui a été alimentée par la violence des gangs et les protestations contre le régime de plus en plus autoritaire de l’ancien président.

Claude Joseph, Premier ministre par intérim d’Haïti, a déclaré que la police et l’armée contrôlaient désormais la sécurité en Haïti. Les autorités ont déclaré un siège dans le pays après le meurtre et ont fermé l’aéroport international.

L’ambassadeur d’Haïti aux États-Unis, Bocchit Edmond, a appelé à une enquête internationale sur l’assassinat et a demandé aux États-Unis de l’aide pour renforcer la sécurité haïtienne.

Le département d’État a nié jeudi avec véhémence que la Drug Enforcement Administration était impliquée dans l’assassinat après que les assaillants se seraient identifiés comme des agents de la DEA.

Edmond a déclaré que les assaillants se faisaient passer pour des agents de la DEA, les décrivant comme « des tueurs professionnels bien entraînés, des commandos » sur la base d’une vidéo tournée depuis la maison d’un voisin pendant l’attaque. Il a également noté que certains parlaient espagnol. Les Haïtiens parlent français et créole.

Les manifestations contre le défunt président haïtien sont devenues violentes ces derniers mois alors que les dirigeants de l’opposition et leurs partisans ont exigé sa démission.

Moise avait été accusé de chercher à accroître son pouvoir même après l’expiration de son mandat en février. Les dirigeants de l’opposition ont souligné son approbation de décrets limitant les pouvoirs d’un tribunal qui audite le gouvernement et sa création d’une agence de renseignement qui ne dépend que de lui.

Les dirigeants de l’opposition et leurs partisans ont également rejeté les plans de Moise d’organiser un référendum constitutionnel avec des propositions controversées qui renforceraient le pouvoir de la présidence.

— L’Associated Press a contribué à ce rapport

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