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Des garçons accusés d’avoir violé une fille juive de 12 ans, dans le cadre d’un acte d’antisémitisme en France

Deux adolescents de la banlieue parisienne ont été inculpés de viol sur une fillette de 12 ans et de violences à caractère religieux, ont annoncé mercredi les autorités françaises. Un dirigeant juif a déclaré que la jeune fille était juive.

L’attaque a suscité un choc et une inquiétude généralisés, notamment après une recrudescence des actes antisémites en France depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas.

La jeune fille a signalé un viol samedi dans la commune de Courbevoie et trois garçons, âgés de 12 et 13 ans, ont été placés en garde à vue, selon le parquet régional.

Deux des garçons ont été inculpés mardi de plusieurs accusations préliminaires, notamment de viol collectif aggravé sur une mineure de moins de 15 ans, de violences et d’insultes publiques motivées par la religion, de menaces de mort, de tentative d’extorsion et d’enregistrement ou de diffusion illégal d’images à caractère sexuel.

Le parquet n’a pas précisé la religion de la jeune fille ni dévoilé son identité, conformément aux politiques de protection des victimes, comme c’est la pratique courante pour les crimes de haine en France.

Plus tard, l’avocat et leader juif Elie Korchia a déclaré dans une interview à la chaîne française BFM que la jeune fille était juive et que la Palestine avait été mentionnée lors de l’attaque. Le Premier ministre français Gabriel Attal a écrit sur X, anciennement Twitter, que la jeune fille avait été « violée parce qu’elle est juive », qualifiant cela d’attaque antisémite.

Les deux garçons sont maintenus en détention dans l’attente d’une enquête plus approfondie, a indiqué le parquet. Le troisième garçon a été désigné comme témoin assisté du viol présumé et placé dans un programme d’éducation spécialisée. Le bureau du procureur a déclaré que les trois garçons « avaient exprimé leurs regrets envers la victime sans aborder leur implication ».

Les dirigeants politiques de tous bords ont dénoncé l’attaque.

La France est au milieu d’une campagne éclair pour des élections législatives anticipées les 30 juin et 7 juillet, et le parti d’extrême droite du Rassemblement national, leader, a cherché à faire de la sécurité et de l’immigration les thèmes clés de sa campagne.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a qualifié l’attaque d’« horrible » et a déclaré que la police était limitée dans sa capacité à empêcher de telles violences. « C’est un problème de parents… d’autorité. C’est un problème de société dans son ensemble », a-t-il déclaré sur la télévision BFM.

Le président Emmanuel Macron a demandé aux écoles d’organiser cette semaine une « heure de débat » sur le racisme et l’antisémitisme.

Le chef du Rassemblement national, Jordan Bardella, a déclaré que la France devait lutter contre « l’atmosphère antisémite » présente dans le pays depuis le début de la guerre à Gaza.

Les opposants ont accusé le Rassemblement national et le parti d’extrême gauche France Insoumise au sein de l’alliance du Front populaire de tolérer des opinions antisémites dans leurs rangs, allégations niées par les deux partis.

Mercredi soir, des centaines de personnes se sont rassemblées devant l’Hôtel de Ville de Paris pour protester contre l’antisémitisme. De nombreux manifestants brandissaient des pancartes, dont certaines arboraient le slogan « violée parce qu’elle est juive ».


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