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Des drones recherchent plus de victimes après l’effondrement du glacier italien qui a tué 6 personnes et en a blessé 9

Des drones ont survolé lundi un flanc de montagne dans les Alpes italiennes, cherchant à repérer d’autres victimes, un jour après qu’un énorme morceau d’un glacier fondant rapidement se soit détaché, envoyant une avalanche de glace, de neige et de rochers claquer sur les randonneurs. Au moins six personnes ont été tuées et un nombre indéterminé sont portées disparues.

Dimanche, les sauveteurs ont repéré six corps et ont déclaré que neuf survivants blessés avaient été retrouvés. L’attention s’est concentrée sur la détermination du nombre de personnes qui auraient pu faire de la randonnée sur le pic de la Marmolada et qui sont portées disparues. Seize voitures sont restées non réclamées dans le parking de la zone.

Les autorités tentaient de retrouver les occupants grâce aux plaques d’immatriculation des véhicules. On ne sait pas combien de voitures pourraient avoir appartenu aux victimes déjà identifiées ou aux blessés, qui ont tous été transportés par hélicoptère dimanche vers des hôpitaux du nord-est de l’Italie.

Après l’arrêt temporaire des recherches dimanche soir, les responsables ont déclaré qu’une quinzaine de personnes pourraient être portées disparues, mais ont souligné que la situation évoluait.

Pente trop instable pour les secouristes

Les sauveteurs ont déclaré que les conditions en aval du glacier, qui fond depuis des décennies, étaient encore trop instables pour envoyer immédiatement des équipes de personnes et de chiens creuser dans des tonnes de débris.

Le Premier ministre Mario Draghi et le chef de l’agence nationale de protection civile devaient se rendre lundi à Canazei, une ville touristique de la chaîne des Dolomites qui sert de base aux sauveteurs.

Les proches devaient également se rendre en ville pour identifier les corps lorsque les sauveteurs pourront les retirer en toute sécurité de la montagne.

Cette vue prise lundi montre le glacier qui s’est effondré la veille. (Pierre Teyssot/AFP/Getty Images)

On ne savait pas dans l’immédiat ce qui avait provoqué la rupture d’un sommet du glacier et dévalé la pente à une vitesse estimée par les experts à quelque 300 km/h. Mais la vague de chaleur qui s’est emparée de l’Italie depuis mai, entraînant des températures inhabituellement élevées pour le début de l’été, même dans les Alpes normalement plus fraîches, a été citée comme un facteur probable.

Jacopo Gabrieli, chercheur en sciences polaires au centre de recherche italien CNR, a noté que la longue vague de chaleur, qui s’étend de mai à juin, a été la plus chaude du nord de l’Italie au cours de cette période depuis près de 20 ans.

“C’est absolument une anomalie”, a déclaré Gabrieli dans une interview à la télévision publique italienne lundi. Comme d’autres experts, il a déclaré qu’il aurait été impossible de prédire quand ou si un sérac – un sommet du surplomb d’un glacier – pourrait se rompre, comme ce fut le cas dimanche.

Les sauveteurs alpins ont noté dimanche qu’à la fin de la semaine dernière, la température sur le sommet de 3 300 mètres d’altitude avait dépassé 10 ° C, bien plus élevée que d’habitude. Les exploitants d’abris rustiques à flanc de montagne ont déclaré que les températures au niveau de 2 000 mètres ont récemment atteint 24 ° C, une chaleur sans précédent dans un endroit où les excursionnistes se rendent en été pour se rafraîchir.

Le glacier, dans la chaîne de la Marmolada, est le plus grand des montagnes des Dolomites dans le nord-est de l’Italie. Les gens skient dessus en hiver. Mais le glacier a rapidement fondu au cours des dernières décennies, une grande partie de son volume ayant disparu. Les experts du centre de recherche CNR, qui possède un institut des sciences polaires, estimaient il y a quelques années que le glacier n’existerait plus d’ici 25 à 30 ans.

Le bassin méditerranéen, qui comprend des pays du sud de l’Europe comme l’Italie, a été identifié par les experts de l’ONU comme un “point chaud du changement climatique”, susceptible de subir des vagues de chaleur et des pénuries d’eau, entre autres conséquences.