Critique de «  This Is the Life  »: une partie précieuse de l’histoire du hip-hop

Le premier long métrage d’Ava DuVernay en 2008, le documentaire «This Is the Life», est un portrait rafraîchissant d’une sous-culture hip-hop californienne des années 1990 qui a prospéré séparément du gangsta rap. Documentaire de DuVernay, maintenant disponible pour diffuser sur Netflix, est un projet personnel. Elle a joué dans le cadre du duo de rap Figures of Speech à le Good Life Cafe – un café diététique du centre-sud de Los Angeles qui est devenu la Mecque de la communauté du rap underground.

Tout au long des années 90, les nuits à micro ouvert de l’espace modeste ont favorisé une foule de voix lyriques jeunes, brutes et intacts racontant des histoires de la vie quotidienne à LA DuVernay combine des interviews d’interprètes avec des séquences VHS et des extraits audio de leurs spectacles pour raconter une période magique dans le scène hip-hop.

Dans ses intertitres graphiques et sa typographie visuelle, «This Is the Life» reflète souvent les documentaires «Behind the Music» de VH1. Lors de la mise en scène de ses interviews, cependant, DuVernay imprime des compositions uniques sur le style familier de music-doc en utilisant l’environnement spacieux des répondants pour les encadrer. Pour peindre le milieu du café, elle identifie les piliers de l’institut, tels que les fans de soutien appelés affectueusement «Jean au premier rang» et «Big Al». Non seulement DuVernay présente les MC masculins noirs du café comme Abstract Rude et Chillin Villain Empire, mais elle souligne les artistes blancs, latinos et féminins qui sont également apparus sur la scène Good Life.

Les traditions du lieu sont également décrites: ne pas laisser de chewing-gum sur le sol; pas de s’appuyer sur les peintures; évitez l’expression «wiggidy wiggidy» dans les styles libres; et pas de blasphème – destiné à assurer un espace propre et des rimes substantielles. Le public du Good Life voulait entendre des freestylers idiosyncratiques utiliser des techniques distinctes pour raconter des histoires uniques. Des rappeurs qui n’ont pas répondu aux attentes de la foule, dans des scènes s’apparentant à une soirée amateur à l’Apollo, ont été hués de la scène. En rappelant la nuit que le rappeur Fat Joe a bombardée au café, DuVernay enregistre de manière créative l’audio de l’événement sur un laps de temps d’un artiste à la craie esquissant la scène.

Le bouche à oreille a inspiré des contrats de disques pour certains interprètes de Good Life. Jurassic 5, par exemple, est devenu un record d’or en Grande-Bretagne. En 1994, le café s’était bâti une telle réputation que des artistes comme Ice Cube et Bone Thugs-n-Harmony venaient l’écouter. Et il est affirmé (par le rappeur Abstract Rude) que ces artistes ont incorporé le style underground dans leur travail. Quand DuVernay joue le couplet de Good Life MC Myka Nyne sur «Mary» de Freestyle Fellowship (1993) à côté de «Tha Crossroads» de Bone Thugs-n-Harmony (1996), c’est une affirmation difficile à contester.

En dehors du réalisateur du film, cependant, peu de gens de Good Life sont devenus des noms connus. Mais dans l’illuminant «This Is the Life», DuVernay ne comble pas seulement une lacune formative importante dans l’histoire du hip-hop californien, elle affiche l’œil inventif qui conduira plus tard à ses futurs succès cinématographiques.

C’est la vie
Non classé. Durée: 1 heure 37 minutes. Regardez sur Netflix.