Critique de « How They Got Over » : Comment Gospel Begat Rock

Sœur Rosetta Tharpe a failli voler la vedette dans « How They Got Over », le documentaire du réalisateur Robert Clem sur les quatuors gospel des années 1920, 1930 et 1940 et leur influence indéniable sur le rock ‘n’ roll. Mais elle a de la concurrence.

Parmi ceux qui ont défendu les quatuors, Tharpe, la première artiste gospel à signer avec une grande maison de disques, a contribué à faire découvrir à son public des groupes comme les Dixie Hummingbirds. Le leader de longue date de ce groupe, Ira Tucker, termine le documentaire avec des réminiscences qui touchent doucement la foi, l’économie et l’artisanat.

Le chanteur Dennis Edwards explique les évolutions du genre. Mais c’est un clip mettant en vedette Joe Ligon des Mighty Clouds of Joy qui tourne et glisse élégamment qui établit une connexion souriante du spirituel au profane, du quatuor Edwards dans lequel il est devenu le leader: The Temptations.

Parmi les autres personnes interrogées figurent Clarence Fountain des Blind Boys of Alabama, Isaac Freeman des Fairfield Four et JoJo Wallace des Sensational Nightingales.

« How They Got Over » retrace la musique de ses harmonies exquises de style jubilé au « smooth gospel » tirant. (Le chanteur Sam Cooke faisait partie des chanteurs de gospel doux qui sont passés au succès grand public.)

Joyce Jackson, historienne, et le chroniqueur de musique roots Jerry Zolten offre un aperçu d’une forme d’art dévotionnelle qui répond souvent à l’énergie des fidèles. Avec une mine de séquences d’archives de performances, dont une grande partie de l’émission télévisée TV Gospel Time, et la sagesse de laisser ces images respirer, le film s’appuie sur la maxime de montrer sans dire. Parmi les moments forts: les Blind Boys of Mississippi rejoints par les Barrett Sisters dans une interprétation de « I’ll Be Singing Up There » en applaudissant et Inez Andrews appuyant fort sur le col de son gémissement et prophétisant le rock à venir.

Comment ils s’en sont sortis
Non classé. Durée : 1 heure 27 minutes. Dans les théâtres et sur cinémas virtuels.

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