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Alors que les cas de COVID-19 ont augmenté, l’incertitude sociale et économique a augmenté, ce qui fait craindre une nouvelle crise économique. Afin de maintenir la vie et d’assurer la continuité des activités, les agendas numériques nationaux ont été mis en œuvre rapidement, avec de nouvelles modalités électroniques établies rapidement pour répondre aux demandes spécifiques induites par la crise.

Les pays du monde entier ont réagi à l’épidémie non seulement en mettant en place des quarantaines, en fermant les frontières et les espaces publics, mais aussi en mobilisant des ressources pour soutenir les systèmes d’infrastructure et les services numériques et en créant des solutions numériques nouvelles et innovantes.

Les services ont été lancés en quelques heures ou jours pour fournir aux industries principalement vitales, ainsi qu’aux citoyens, les ressources nécessaires. La crise a touché tous les segments de la vie et tous les systèmes vitaux, depuis les soins de santé, la sécurité, l’éducation et la formation, le système judiciaire, l’économie et les mouvements sur les marchés mondiaux, le commerce, l’énergie et les transports, la culture et les sports.

Au cours des derniers mois, de nombreux pays ont en effet observé une accélération du processus de transition vers l’économie numérique et l’adoption de solutions numériques.

Les réponses des gouvernements et des citoyens ont confirmé leur volonté de s’adapter aux nouveaux modes de communication et d’organisation de la vie en raison des circonstances. L’économie a subi un coup dur, certains secteurs étant totalement ou partiellement touchés par des fermetures d’entreprises, entraînant à la fois des pertes d’emplois et des licenciements. Pour l’essentiel, les entreprises ont pu maintenir une efficacité commerciale totale ou partielle, sans interruption majeure, en adaptant leurs systèmes de travail.

Le télétravail est devenu la norme pour la plupart des bureaux des secteurs public et privé; l’apprentissage à domicile par le biais de plates-formes de vidéoconférence maintient l’engagement des étudiants; de plus en plus d’entreprises ont remplacé des rôles entiers par des solutions, des outils et des services numériques; les revenus des restaurants et des détaillants ne dépendent depuis des mois que des commandes à emporter et des services de livraison via des systèmes de commande en ligne. Des applications mobiles ont été introduites dans plusieurs pays pour suivre les infections. La pandémie a également incité les parlements à modifier leur règlement intérieur pour garantir le travail à distance et limiter les réunions physiques.

L’accès à Internet est bien entendu une condition préalable à la participation à cette forme de travail, d’apprentissage et de socialisation. Dans la crise pandémique mondiale, l’accès en ligne s’est avéré être une fenêtre sur le monde, et pour la plupart d’entre nous également une condition préalable pour continuer à vivre notre vie sans interruption majeure. Le manque d’Internet dans certaines régions limite la connectivité et empêche les étudiants de suivre des cours en ligne et les professionnels de télétravailler. En outre, entrave l’accès aux services de base en ligne pour les citoyens.

Nous pouvons dire avec justesse que tout en accélérant la transition vers un monde plus numérique, la pandémie de COVID-19 a également révélé des fractures numériques entre les pays et les groupes sociaux au sein d’un même pays.

Il est clair que les pays plus avancés étaient avantagés, mais si et dans quelle mesure la crise a influencé la réduction des inégalités des groupes sociaux dans le monde numérique ne sera confirmée que dans les prochains mois.

En fait, la recherche montre qu’il existe des divisions entre les groupes sociaux au sein des pays, ce qui rend certains groupes démographiques numériques, tandis que pour d’autres, le processus d’alphabétisation numérique est plus lent ou plus difficile à réaliser. Par conséquent, il est justifié de dire que la numérisation peut affecter l’égalité dans la société. La fracture numérique empêche une grande partie de la population de tirer parti des technologies, avec le risque de les laisser encore plus loin dans un monde post-pandémique plus numérique.

En tant que parlementaires et membres de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE, nous avons un rôle à jouer. Grâce à la législation et aux recommandations, nous devons nous assurer que tous les citoyens ont accès aux mêmes services et opportunités offerts par la numérisation. La pandémie nous a montré le potentiel d’un monde transformé numériquement. La possibilité de maîtriser de nouveaux outils, l’introduction de nouvelles pratiques et de nouveaux modèles économiques peuvent être considérés comme des conséquences positives de la crise. Sans oublier l’énorme impact sur l’environnement et le climat.

La crise nous a obligés à réagir rapidement et à trouver de nouvelles solutions. La réduction des inégalités passe non seulement par la technologie numérique, mais aussi par les politiques et les pratiques qui accompagnent son développement et sa mise en œuvre. Le rôle des parlementaires à cet égard doit être efficace. En plus de surveiller la mise en œuvre des mesures pendant la pandémie, les parlementaires doivent également surveiller les réponses innovantes et identifier ce que nous pouvons apporter avec nous dans un monde post-pandémique.