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AFP

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L’accord fait suite à plusieurs jours de négociations

Les dirigeants de l’UE ont conclu un accord sur un énorme paquet de récupération post-coronavirus après une quatrième nuit de discussions.

Il verra le bloc des 27 nations offrir 750 milliards d’euros (677 milliards de livres sterling; 859 milliards de dollars) en subventions et en prêts pour contrer l’impact économique de la pandémie.

Le président français Emmanuel Macron a déclaré que c’était une « journée historique ».

Les pourparlers qui ont débuté vendredi ont vu une scission entre les nations les plus durement touchées par l’épidémie et les membres «frugaux» préoccupés par les coûts.

Des indications antérieures suggéraient que l’accord porterait sur un programme de 390 milliards d’euros de subventions aux États membres les plus durement touchés par la pandémie.

Les négociations ont marqué la première rencontre face à face entre les dirigeants depuis que les gouvernements ont commencé à imposer des verrouillages en mars dans le but d’arrêter la propagation du virus.

Ils ont commencé à Bruxelles vendredi matin et sont devenus le plus long sommet de l’UE depuis une réunion de 2000 dans la ville française de Nice, qui a duré cinq jours.

Comment est-ce qu’on est arrivés ici?

L’accord faisait suite à des journées de pourparlers entre pays de l’UE où les esprits étaient souvent effilochés.

Les États membres étaient largement partagés entre les plus durement touchés par l’épidémie et désireux de relancer leurs économies, et ceux plus préoccupés par les coûts du plan de relance.

Les quatre frugaux autoproclamés – la Suède, le Danemark, l’Autriche et les Pays-Bas – ainsi que la Finlande, s’étaient opposés à ce que 500 milliards d’euros soient offerts sous forme de subventions aux pays les plus durement touchés par Covid-19. Le groupe, dirigé par le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, avait initialement fixé 375 milliards d’euros comme limite, en plus de vouloir des conditions telles que le droit de bloquer les demandes.

D’autres membres, comme l’Espagne et l’Italie, ne voulaient pas descendre en dessous de 400 milliards d’euros.

À un moment donné, le président français Emmanuel Macron aurait frappé ses poings sur la table, en disant aux «quatre frugaux» qu’il pensait qu’ils mettaient le projet européen en danger.

Le chiffre de 390 milliards d’euros a été proposé comme compromis.

Les détails de l’accord n’ont pas encore été rendus publics.