Comment la firme de Hunter Biden a aidé à sécuriser le cobalt pour les Chinois

Une société d’investissement dont Hunter Biden, le fils du président, était membre fondateur du conseil d’administration, a aidé à faciliter l’achat d’une société chinoise à une société américaine de l’une des mines de cobalt les plus riches au monde, située en République démocratique du Congo.

M. Biden et deux autres Américains ont rejoint des partenaires chinois pour créer la société en 2013, connue sous le nom de BHR et officiellement nommée Bohai Harvest RST (Shanghai) Equity Investment Fund Management Company.

Les trois Américains, qui siégeaient tous au conseil d’administration, contrôlaient 30 % de BHR, une société de capital-investissement enregistrée à Shanghai qui effectue des investissements puis les rentabilise. Le reste de la société est détenu ou contrôlé par des investisseurs chinois, dont la Banque de Chine, selon les dossiers déposés auprès des régulateurs chinois.

L’une des premières transactions de BHR a été pour aider à financer une société minière australienne contrôlée par une entreprise publique chinoise. Ça aussi assisté une filiale d’un conglomérat chinois de défense en rachetant un fabricant de pièces automobiles du Michigan.

L’entreprise a réalisé l’un de ses investissements les plus réussis en 2016, lorsqu’elle a acheté puis vendu une participation dans CATL, une entreprise chinoise à croissance rapide qui est désormais le plus grand fabricant mondial de batteries pour véhicules électriques.

L’accord minier au Congo est également intervenu en 2016, lorsque la société minière chinoise China Molybdenum a annoncé qu’elle payait 2,65 milliards de dollars pour acheter Tenke Fungurume, une mine de cobalt et de cuivre, à la société américaine Freeport-McMoRan.

Dans le cadre de cet accord, China Molybdenum a cherché un partenaire pour racheter un actionnaire minoritaire de la mine, Lundin Mining of Canada. C’est alors que BHR s’est impliqué.

Les archives de Hong Kong montrent que les 1,14 milliard de dollars BHR, via des filiales, payés pour racheter Lundin provenaient entièrement d’entreprises soutenues par l’État chinois.

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