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Comment inclure de manière significative les jeunes à chaque table de prise de décision

Les jeunes constituent près de 20 pour cent de la population canadienne et ont un impact significatif sur le paysage du pays pour le présent et l’avenir. Reconnaître et impliquer les jeunes dans la prise de décision est important ; qui d’autre seront les « leaders de demain », héritant des flambeaux de la gouvernance, de l’éducation, de la santé et d’autres secteurs ? Pourtant, cette perspective d’avenir nie l’importance de la jeunesse aujourd’huiet leur désir de réussir dans leurs propres activités de vie.

Les jeunes Canadiens sont plus branchés numériquement, éduqués et diversifiés que jamais auparavant. Cette diversité le long de tant de lignes démographiques démantèle l’idée d’une voix monolithique des jeunes et souligne que pour soutenir de manière significative les jeunes, tous les milieux doivent être représentés. Que ce soit dans nos établissements d’enseignement, nos commerces de détail, nos chaînes de restauration rapide ou nos centres communautaires, notre pays ne peut fonctionner sans la ténacité et le dévouement de sa jeunesse.

Si nous convenons qu’il n’est pas facultatif d’inclure les jeunes à toutes les tables de prise de décision possibles, comment cela peut-il être fait avec succès ? En tant que membre du Conseil jeunesse du premier ministre, fournissant des conseils non partisans aux politiciens et aux organismes, j’ai eu l’occasion d’assister à des consultations à la fois fantastiques et désengagées auprès des jeunes au niveau fédéral. D’après mon expérience, ces consultations où les invités souhaitaient notre contribution et entendaient activement ce que nous avions à dire sans réfutation ni excuse étaient les plus stimulantes. Cette audition active s’est concrétisée sous la forme de retours pour de futures sessions, de modifications d’ébauches de projets ou de recommandations de notre travail à d’autres agences.

Le gouvernement fédéral n’est pas le seul secteur qui a désespérément besoin de la voix des jeunes à la table. Dans les lycées où les étudiants dirigent des clubs et conçoivent leur avenir, dans les universités où les adultes émergents façonnent leur carrière, ou pour ceux qui se lancent dans l’emploi pour construire des familles et un avenir, il ne devrait jamais y avoir de déconnexion entre les adultes qui dirigent le spectacle et les jeunes qu’ils finalement servir.

Cela commence par s’assurer que l’engagement est aussi accessible que possible. Ne jamais consulter uniquement les jeunes les plus « impliqués » et « académiques » ; en offrant des modes d’engagement simples et diversifiés, on peut atteindre davantage. Des choses comme des sondages fréquents auprès des élèves d’une école, des réunions de consultation et, plus important encore, l’établissement d’une culture au sein des institutions – qu’il s’agisse d’écoles, de conseils ou de lieux de travail – où les jeunes se sentent à l’aise de faire des suggestions est primordial.

De plus, nous devrions offrir des opportunités uniques où les étudiants peuvent voir leurs opinions actualisées, et pas simplement comme des mots jetés en l’air, n’atterrissant nulle part. Pour les conseils municipaux ou provinciaux, permettre aux jeunes de commenter les plans politiques, les nouveaux projets de loi, les présentations et les propositions. Pour les écoles, incluez les élèves dans les processus d’approbation des événements et dans l’élaboration de plans pour l’avenir de l’école, comme le financement, les bourses et les programmes.

L’avenir du Canada repose sur l’épanouissement et l’acceptation de sa jeunesse d’aujourd’hui. Écoutez-nous – comme les médias sociaux l’ont montré, nous avons beaucoup à dire.