« C’est à la France et ça le restera »: Paris dément un rapport des médias britanniques affirmant qu’il pourrait renoncer à son siège au Conseil de sécurité de l’ONU

Un article publié par le journal britannique plus tôt mercredi affirmait qu’une telle offre de Paris pourrait être « mettre sur la table » pour discussion avec l’UE.

Le Telegraph a déclaré que l’affirmation selon laquelle le siège français au CSNU pourrait finir par être placé « à la disposition de l’Union européenne » est venu de Sandro Gozi, membre du Parlement européen du parti Renaissance de Macron. Gozi a été secrétaire d’État italien aux Affaires européennes entre 2014 et 2018, mais l’année dernière, il est devenu député européen pour la France, occupant l’un des sièges libérés après le Brexit.

La réfutation du rapport est venue de la place de l’Elysée quelques heures plus tard, le bureau du président français clarifiant sur Twitter : « Contrairement aux affirmations du Daily Telegraph ce matin, la France n’a pas proposé de céder son siège au Conseil de sécurité des Nations unies. Il appartient à la France et le restera.

Le même message a été rapidement répété en anglais sur le compte de l’ambassade de France à Londres.

Gozi s’est également tourné vers Twitter, insistant que ses paroles étaient « totalement déformé » par le Telegraph, qu’il a décrit comme « Tabloïd britannique. »

« Le siège permanent à l’ONU est français et restera français », a écrit l’eurodéputé, tout en dénonçant l’article comme « manipulation extrême ».

Macron fait pression pour la création d’une armée commune de l’UE depuis plusieurs années maintenant, arguant que le bloc ne devrait pas compter uniquement sur les États-Unis pour la protection et devait atteindre « autonomie stratégique ».

Les inquiétudes du leader français en matière de sécurité ont apparemment été alimentées par la prise de contrôle de l’Afghanistan par les talibans dans le cadre du retrait américain, ainsi que par l’annonce la semaine dernière du pacte AUKUS entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie.

Paris a décrit l’accord trilatéral pour armer Canberra de sous-marins nucléaires « un coup de poignard dans le dos » car il a vu le gouvernement australien se retirer d’un contrat de 66 milliards de dollars pour des sous-marins diesel-électriques avec la France. Les ambassadeurs français ont également été rappelés pour des consultations depuis Washington et Canberra.

La France est l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, avec la Russie, les États-Unis, le Royaume-Uni et la Chine.

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