Skip to content

(Reuters) – Les démocrates du Congrès américain mènent actuellement une enquête d’impeachment très rapide contre le président Donald Trump, visant à déterminer s’il a abusé de son pouvoir en faisant pression sur l’Ukraine pour qu’elle enquête sur un rival politique majeur.

Selon les démocrates, Trump aurait temporairement retenu 391 millions de dollars d’assistance militaire américaine en Ukraine afin de faire pression sur le pays pour qu’il enquête sur l’ancien vice-président Joe Biden – un candidat possible aux élections de 2020. Un haut responsable de la Maison Blanche a déclaré que l'aide était liée à une demande invitant l'Ukraine à examiner une théorie du complot démentie sur l'ingérence étrangère lors de l'élection présidentielle américaine de 2016, impliquant un serveur informatique du Parti démocrate.

Voici quelques événements clés liés à la sonde:

** 20 MAI: Trump se souvient de l'ambassadeur américain en Ukraine, Marie Yovanovitch, qui supervisait une politique anti-corruption américaine visant à promouvoir l'état de droit dans le pays, depuis son poste à Kiev.

** 23 MAI: Trump ordonne aux responsables de l'administration de travailler avec son avocat personnel, Rudy Giuliani, sur l'Ukraine. Giuliani, un citoyen, essayait de persuader l'Ukraine d'enquêter sur des allégations de corruption que Trump avait lancées contre Biden – candidat à l'investiture présidentielle démocrate de 2020 – et son fils Hunter.

La Maison Blanche place ensuite trois responsables – le donateur Trump et ambassadeur américain auprès de l’Union européenne, Gordon Sondland, le secrétaire à l’Energie, Rick Perry, et l’envoyé spécial de Trump en Ukraine, Kurt Volker – en charge de la politique ukrainienne. Le trio, qui se surnomme «les trois amis», met à part des diplomates de carrière.

** 10 JUILLET: Les inquiétudes quant à l’orientation de la politique ukrainienne et au rôle joué par Giuliani s’amoncellent à la Maison Blanche, alors que le conseiller à la sécurité nationale de l’époque, John Bolton, s’oppose à l’effort de Sondland et Giuliani de faire pression sur l’Ukraine. Il demande à un assistant d'alerter les avocats de la Maison Blanche sur leurs actions.

Bolton décrit Giuliani comme «une grenade à main qui fera sauter tout le monde», a déclaré l’assistante, Fiona Hill, dans un témoignage relaté dans les médias américains. Sondland soulève la question des enquêtes lors d'une réunion, selon Hill. Elle et d’autres considèrent qu’il s’agit là d’une référence aux Bidens.

** 25 JUILLET: Trump demande personnellement au président ukrainien Volodymyr Zelenskiy de mener une enquête téléphonique pour enquêter sur Biden et son fils sur son rôle antérieur en tant que directeur d’une société gazière ukrainienne. Trump demande également à l’Ukrainien d’enquêter sur la théorie du complot au sujet de l’élection américaine de 2016.

** AOÛT. 12: Un officier des services de renseignement américain de carrière dépose une plainte pour dénonciation concernant l'appel téléphonique du 25 juillet aux présidents des comités du renseignement du Sénat et de la Chambre des représentants.

** SEPT. 9: Des diplomates américains discutent via SMS de préoccupations concernant l’interdiction de l’assistance militaire à l’Ukraine afin de faire pression sur le pays pour qu’il coopère dans le cadre de l’enquête Biden. Sondland dit que Trump voulait suspendre l'aide sur des préoccupations liées à la corruption en Ukraine et nie l'existence d'un «quid pro quo» – une expression latine qui signifie quelque chose pour quelque chose – de quelque nature que ce soit.

** SEPT. 25: Le ministère de la Justice publie un résumé de l'appel Trump-Zelenskiy. Trump et Zelenskiy se rencontrent pour la première fois lors d’un rassemblement américain à New York.

** SEPT. 26: Le Comité du renseignement de la Chambre publie une version non classée de la plainte de dénonciateur.

** OCT. 8: La Maison Blanche refuse de coopérer avec ce qu'elle appelle une enquête d'imputation "illégitime, inconstitutionnelle", déclarant dans une lettre aux démocrates de la Chambre que Trump et son administration ne peuvent pas participer à l'enquête avec la sonde tout en s'acquittant de leurs "devoirs envers le peuple américain, la Constitution, l'exécutif et tous les futurs occupants du bureau de la présidence. "

L’administration tente de bloquer le témoignage des témoins qui s’est rapidement effondré, une succession d’actuels et d’anciens responsables des affaires étrangères comparaissant pour déposer dans le Capitole des États-Unis.

** 10 OCT: Deux hommes d’affaires ayant aidé Giuliani – Lev Parnas, né en Ukraine, et Igor Fruman, né en Biélorussie – sont arrêtés par les autorités américaines pour leur implication présumée dans un projet de distribution illégale d’argent à un comité électoral pro-Trump et à des candidats politiques.

** 17 octobre: ​​Sondland indique aux enquêteurs du Congrès que Trump lui-même lui avait répété à maintes reprises qu’il n’y avait pas de solution de rechange. Le même jour, le chef d’état par intérim de la Maison Blanche, Mick Mulvaney, a déclaré lors d’une conférence de presse que l’aide était liée à la demande de Trump d’ouvrir une enquête sur l’élection présidentielle américaine de 2016 et sur un serveur présumé du Comité national démocrate se trouvant en Ukraine. Mulvaney s'est par la suite contredit dans une déclaration de la Maison Blanche qui a exclu le quid pro quo.

Reportage de David Morgan; Édité par Scott Malone et Cynthia Osterman

Nos standards:Les principes de Thomson Reuters Trust.

Source

Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *