Boris Johnson et Liz Truss rejoignent la rébellion des conservateurs contre l’interdiction de l’éolien terrestre

Boris Johnson et Liz Truss ont rejoint une rébellion d’arrière-ban conservateur contre une interdiction de facto de nouveaux parcs éoliens terrestres, dans un coup porté à l’autorité de Rishi Sunak.

Les anciens premiers ministres ont signé un amendement au projet de loi de nivellement du gouvernement déposé par Simon Clarke, qui a été ministre dans leurs deux gouvernements, pour permettre le développement de l’éolien terrestre.

M. Clarke s’est dit “ravi” d’avoir obtenu leur soutien.

Il s’agit des premières interventions parlementaires majeures du couple depuis leur départ de Downing Street.

Mme Truss a proposé d’assouplir les règles de planification pendant son court mandat au n ° 10, mais M. Johnson n’a pas cherché à annuler le moratoire effectif sur l’éolien terrestre, en place depuis 2015, lorsqu’il était en fonction.

M. Sunak a déjà été confronté à un défi important concernant la politique de planification au sein de son propre parti.

Le Premier ministre a annulé un vote, prévu lundi, sur une législation qui fixerait un objectif de construction de 300 000 logements par an après qu’environ 50 députés conservateurs ont menacé de se rebeller.

M. Clarke, un ancien secrétaire de mise à niveau, a tweeté: « Ravi d’avoir le soutien de @BorisJohnson et @trussliz, ainsi que des députés de tout le Parti conservateur, pour mon amendement visant à autoriser l’éolien terrestre là où (et seulement là où) il y a une communauté consentement.

“Une politique pro-croissance et pro-verte à un moment où nous avons besoin des deux.”

Les appels à la fin de l’interdiction des nouveaux parcs éoliens terrestres se sont multipliés dans le cadre des efforts visant à garantir l’indépendance énergétique du Royaume-Uni, l’invasion russe de l’Ukraine ayant réduit les approvisionnements.

Sir Keir Starmer a promis qu’un gouvernement travailliste supprimerait l’interdiction de planification dans le cadre de son plan visant à faire du Royaume-Uni une superpuissance énergétique propre.

Le dirigeant travailliste a décrit le refus de M. Sunak de le faire comme un “acte national d’automutilation, étouffant notre potentiel économique”.