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TRIPOLI (Reuters) – Une attaque aérienne a touché mardi dans un centre de détention pour migrants principalement africains dans la banlieue de la capitale libyenne à Tripoli, faisant au moins 40 morts et 80 blessés, a déclaré un responsable de la santé.

Au moins 40 morts en grève au centre de détention pour migrants en Libye, selon un responsable

Des migrants sont vus avec leurs effets personnels dans la cour d'un centre de détention pour migrants principalement africains, frappé par une frappe aérienne, dans la banlieue de Tajoura à Tripoli, en Libye, le 3 juillet 2019. REUTERS / Ismail Zitouny

C’était le plus grand nombre de victimes d’une attaque aérienne ou d’un pilonnage depuis que les forces orientales fidèles à Khalifa Haftar ont lancé une offensive il ya trois mois avec des troupes au sol et des avions pour prendre la capitale, la base du gouvernement internationalement reconnu de la Libye.

La Libye est un point de départ principal pour les migrants d'Afrique fuyant la pauvreté et la guerre et essayant d'atteindre l'Italie par bateau, mais beaucoup sont repris et ramenés par les garde-côtes libyennes, soutenus par l'Union européenne.

Des milliers de personnes sont détenues dans des centres de détention gérés par le gouvernement, dans des conditions souvent inhumaines, selon les groupes de défense des droits de l'homme et les Nations Unies.

L'agence des réfugiés du HCR avait déjà demandé en mai que le centre de Tajoura, qui contient 600 personnes, soit évacué après qu'un projectile ait atterri à moins de 100 mètres, blessant deux migrants.

Les photos publiées mardi montrent des migrants africains opérés dans un hôpital après la grève. D'autres étaient étendus sur des lits, certains couverts de poussière ou de membres bandés.

Malek Mersek, porte-parole du service médical d'urgence de l'Etat, a déclaré que 40 personnes avaient été tuées et 80 blessées lors de la grève au centre de détention situé à côté d'un camp militaire.

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a déclaré qu'au moins 30 migrants étaient morts et des dizaines d'autres blessés, mais que le nombre de morts pourrait s'élever. Il n'a pas pu confirmer qui avait lancé l'attaque.

Tajoura, à l’est du centre de Tripoli, abrite plusieurs camps appartenant à des forces alliées au gouvernement de renommée internationale, qui sont la cible de frappes aériennes depuis des semaines.

ASSAUT DE HAFTAR SUR TRIPOLI

L'Armée nationale libyenne (LNA) de Haftar, alliée à un gouvernement parallèle basé à l'est de la Libye, a vu son avance sur Tripoli bloquée à la périphérie de la capitale et a annoncé qu'elle lancerait de lourdes frappes aériennes après que les "moyens traditionnels" de la guerre aient été épuisé.

Sa tentative de s'emparer de Tripoli a déraillé. Son objectif est de mettre fin au chaos qui régnait dans le pays producteur de pétrole et de gaz depuis le renversement violent de Mouammar Kadhafi, soutenu par l'OTAN, en 2011.

Le chef du HCR, Filippo Grandi, a tweeté qu'il avait trois messages concernant les migrants en détention:

«Ils ne doivent PAS être détenus; les civils ne doivent PAS être une cible; La Libye n'est PAS un lieu de retour sûr. Et bien sûr, les États influents doivent coopérer pour mettre fin au conflit plutôt que de l’alimenter ».

Dans un communiqué, le gouvernement basé à Tripoli a imputé l'incident au "criminel de guerre Khalifa Haftar".

Le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a exigé un cessez-le-feu immédiat et une enquête indépendante «pour veiller à ce que les responsables de cet horrible crime de civils innocents soient traduits en justice».

Un responsable de la LNA a nié que ses forces aient touché le centre de détention, affirmant que des milices alliées à Tripoli l'avaient bombardé après une frappe aérienne de précision menée par la LNA dans un camp militaire.

Au moins 40 morts en grève au centre de détention pour migrants en Libye, selon un responsable
Diaporama (9 Images)

La campagne aérienne de la LNA n’a pas eu lieu à Tripoli en trois mois de combats et a perdu la semaine dernière sa principale base avancée à Gharyan au profit des forces de Tripoli.

Les deux parties bénéficient du soutien militaire des puissances régionales. Les Émirats arabes unis et l’Égypte fournissent depuis des années le LNA, tandis que la Turquie a récemment expédié des armes à Tripoli afin de mettre un terme à l’attaque de Haftar, ont indiqué des diplomates.

Le conflit menace de perturber les approvisionnements en pétrole, d’accroître les migrations de la Méditerranée vers l’Europe, de faire échouer les plans du Royaume-Uni en vue de mettre un terme à la rivalité entre les administrations parallèles est-ouest – et de créer un vide sécuritaire que les militants islamistes pourraient combler.

Reportage d'Ahmed Elumami et Ulf Laessing; reportage supplémentaire de Stephanie Nebehay à Genève; Édité par Kevin Liffey

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Source

Heliabrine Monaco

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