Allégations d’espionnage : tensions au sein de la GRC

OTTAWA –

Un ancien haut responsable de la GRC reconnaît qu’il y avait des tensions de temps à autre entre une unité de renseignement qu’il dirigeait et celle dirigée par Cameron Jay Ortis, accusé d’avoir enfreint la loi canadienne sur les secrets.

Warren Coons, aujourd’hui surintendant principal à la retraite, était responsable du Centre national de coordination du renseignement, une unité de la GRC qui visait à suivre les tendances émergentes intéressant la force.

À l’époque, Ortis était directeur du groupe de recherche opérationnelle de la GRC, qui avait accès à des renseignements hautement classifiés.

Coons a déclaré aujourd’hui au jury du procès d’Ortis devant la Cour supérieure de l’Ontario que la relation entre les deux unités n’était pas conflictuelle, mais qu’elle n’était pas forte.

La Couronne allègue qu’Ortis a envoyé anonymement des informations secrètes en 2015 à des personnes qui présentaient un intérêt pour l’enquête de la GRC.

Ortis, 51 ans, a plaidé non coupable d’avoir violé la loi sur la sécurité de l’information en ayant prétendument révélé des secrets à trois personnes et en tentant de le faire dans un quatrième cas.


Ce rapport de La Presse Canadienne a été publié pour la première fois le 13 octobre 2023.